| D e s c r i p t u r a
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| Liminaire Le style de la série Chronologie du cheminement artistique : photos, dessins, récit | Liminaire
| Peinture - Nature | Dessin, une écriture
de paysage 1993 |
Au début, l’observation de la nature révèle sur
la feuille
des écritures de paysages ; reflet d’un état intérieur. La nature symbolique, réelle, imaginaire et la danse contemporaine m’ont conduite à interroger l’espace et le mouvement : - « Nature symbolique, réelle, imaginaire.
Espace et mouvement entre-multiple. Révéler un passage, une limite. Interroger le corps vertical/horizontal, mobile/immobile, visible/invisible. Dialogue de formes, de traits flottants entre surface, support et espace. Émotions vécues par la rencontre ou le déplacement. Désirer danser et peindre l’ambiance des émotions. » - « Larges traits, plans où se superposent
des formes.
Traits fins, écritures de paysage et créateurs de liens entre des formes. » Retour | Le style de la série
Depuis, ma démarche picturale est traversée par
des séries de peintures.
Une peinture est à la fois indépendante et dépendante d’une série. Dans une série il n’y pas une image en soi mais des relations d’images. Présenter une variation picturale, c’est donner un point de vue à la fois fragmenté et panoramique, c'est faire un récit pictural. Dans l’épuisement du sujet pictural donner une
seconde chance,
faire différence dans la répétition et la variation, proposer plusieurs interprétations, questionner le choix, l’entre-multiple. De série en série ne pas foncer sur un axe
exclusif,
renoncer à un style unique, douter sérieusement, créer du mouvement. Retour | Chronologie du cheminement artistique :
photos, dessins, récit
| Les bâches bleues 1995 | Puis en 1995 une série intitulée Les bâches bleues,point de départ de mon travail, échafaude déjà ce qui fera la clé de voûte de mon travail : « l’entre-deux » présence d’un corps en prise avec des mondes « haut - bas », « horizontalité - verticalité », « mobile - immobile », « visible - invisible ». | Paysages limites 1995 | Alors naissent les paysages limites,prémices à de larges traits, supports de formes sur des toiles ou du papier disposés en suspension pour décoller la peinture du mur. Des zones graphiques plus denses en dialogue avec des espaces presque vides. Un peu comme dans l’existence : des moments vécus forts en émotions d’autres moins. | Les formes liées et formes lux 1996 | Les formes lux d’en baset celles d’en haut : « Formes "sol-air" Formes terrestres Lumières formes solaires Lux formes terrestres » Formes flottantes qui dialoguent entre deux espaces. Traits de pinceaux entre deux formes. Créer des liens entre des formes non pas au pied de la lettre mais « au pied du graphisme » | D’en haut d’en bas 1999 | J’ai essayé de libérer les formes et les traitspar « les moyens de l’Unique Trait de Pinceau » En effet dans Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amère SHITAO expose : « Ainsi l’Unique Trait de Pinceau embrasse-t-il tout … » « … ira jusqu’à la racine des choses » « L’Unique Trait de Pinceau est l’origine de toute chose, la racine de tous les phénomènes ; sa fonction est manifeste pour l’esprit, et cachée en l’homme, mais le vulgaire l’ignore. C’est par soi-même que l’on établit la règle de l’Unique Trait de Pinceau. Le fondement de la règle de l’Unique Trait de Pinceau réside dans l’absence de règles qui engendre la Règle ; et la Règle ainsi obtenue embrasse la multiplicité des règles » Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amère de SHITAO Traduction Pierre RYCKMAN - Éditions Hermann | « Actographie » 2000 | Ce néologisme trouveson origine dans mes pratiques de la danse et de la peinture. Telle une partition chorégraphique il existe une mise en scène du geste : « l’actographie ». C’est mettre en scène le geste, faire partition chorégraphique. C’est peindre le climat, la trace des émotions. C’est tracer un mouvement sur la toile et le rendre visible. Peindre c’est tracer « l’actographie » des allures. | Suspension 2001 depuis 1998 | Les « Suspensions » sont des séries de peintures liées entre elles.Des mobiles suspendus dans l’espace, décollés du mur : entre multiples espaces. Les « Suspensions » continuent d’interroger les rapports « vertical - horizontal », « voiler - dévoiler », « mouvement - fixité », « corps - espace ». | « Diabullogue » 2002 | Dialogue entre des formes,entre des espaces. Créer du dialogue c’est créer de « l’entre-multiple », du mouvement. | Voiles peintes : Les Elles et La Rieuse 2004 | "Comme l'écume d'un rêvevenez humer le vent du large, votre imaginaire fera des voiles l'escale de toutes les rencontres." Y. Le Martret "Les voiles sont le support à des formes picturales qui n'existeraient pas sans elles. Le mat et les haubans n'en sont plus que le châssis." J.M.Géraud | « Les tondœufs » 2013 | Tondi réinterprétés en forme d’œuf,forme rêvée pour peindre le « ça » : réservoir des pulsions. Avec un trait d’encre pour un profil, quelques taches de couleur, j’ai cherché à illustrer des expressions comme : « Ça va s’arranger », « Ça me gonfle », « Ça lui ferait du bien » , etc. |
« Rontudi
: exclu-inclu » 2014
| | Paysages
placebos 1993-2022 | | Peinture voilée-dévoilée 1999-2022 | Restituer une valeur à l’acte de contempler.
La peinture se révèle avec des regards, des rapports d’images. L’entre-deux glisse alors vers l’entre-multiple. Dans l’urgence de peindre, chercher la faille, y aller sans la regarder, en prendre conscience. Apparaît le trait lumineux, une colonne horizontale du ciel. SHITAO dévoile qu’« Au milieu du chaos s’installe et jaillit la lumière » Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amère de SHITAO Traduction Pierre RYCKMAN - Éditions Hermann Retour |
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